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Pièce de danse-théâtre créée par la compagnie Puls’Art, interprétée par 10 danseuses.

“One” est une histoire de fracture…et de réunification. Un voyage intérieur pour appréhender une mécanique du corps qui parfois dysfonctionne. Aller chercher la faille, au plus profond de soi. Rencontrer ses cellules, dans l’infiniment petit, se réconcilier avec elles, les laisser se réapproprier l’espace, à l’écoute du rythme des émotions. Entrer dans l’organique qui se dévoile au fil de sa chair, jusqu’au cœur, jusqu’au centre. Devenir palpitation pour vibrer avec soi.
Puis résonner. Diffuser l’énergie dans l’autour, le par-delà, comme une expansion.Toucher ainsi à l’infiniment grand.


Chorégraphie :
Macha Mélanie

Danseuses :
Flora Buffandeau
Manon Capdevila
Julie Cuillier
Blanca Galofre
Karinne Grenier
Macha Mélanie
Muriel Mestanza
Léa Panel
Florence Panis
Catherine Warburton

Costumes :
Sophie Bastide

Lumière :
Emilie Dionisi

Photographe de plateau :
Céline Ka

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Critiques :

«ONE ou le génie (guérisseur) de la danse :

Le travail de Macha Mélanie « ONE » est une œuvre unie par ses tableaux dans une structure symphonique ; pour la plupart dansés sur un simple ostinato rythmique mais le silence n’est jamais loin et ce silence est tout aussi important.
Le silence des corps, leurs hurlements, leurs solitudes, leur inconscients communs ; avec inconscients au pluriel car Macha Mélanie entrevoit toujours la dualité de la solitude et du groupe. Même au tableau final de l’infiniment grand peut-on y voir un fin sublime où même au plus confiants de notre propre moi nous nous retrouvons ainsi happés par cette union, par cette grande communion collective.
Les costumes sont splendides et efficaces et entretiennent un lien étroit avec la trame de l’œuvre.
Nous entrevoyons au fil du temps les points forts de cette œuvre :
Le rituel ; il semble que Macha Mélanie garde toujours très près de son travail la danse en tant que défoulement sacré.
Le rythme entre les pas, la fine structure chorale du premier acte, l’individualité empreinte d’euphorie, de souffrance et de désespoir, avec de très belles scènes, le groupe qui s’unit, se déchire ou s’emporte vers un autre destin.
Le malade et le médecin imaginaires, un texte parfait, un clin d’œil de théâtre au son de la médecine du cœur, enfin vous vivrez un moment inoubliable comme un chant de danse.»
Frank Warburton

 

 

“One est une pièce chorégraphique de 45 minutes qui comporte 5 tableaux chronologiques dont les enchaînements maîtrisés rappellent un hypnotique plan-séquence. Ils s’y mêlent, sans élitisme pompeux, le théâtre et la danse, le jazz et le contemporain, la performance et l’improvisation.

One est le voyage intérieur d’une femme qui court le long de sa colonne vertébrale, se faufile entre ses vertèbres, pulse près du cœur, sous la peau.
Les danseuses sont impressionnantes. Elles résistent dans l’œil bien après la pièce. Chacune offre une taille, un poids et une musculature différente mais toutes sont empreintes d’une même attitude et finissent étrangement par se ressembler et créer cette réunification mystique et sensuelle caractéristique du travail de la chorégraphe. Car, il y a quelque chose de mystique, d’animal, de poétique et de transmissible chez Macha Mélanie qui ne laisse personne indifférent.
La fulgurance poétique qui émane de cette première pièce cheville au cœur et au corps le spectateur, littéralement happé par les sonorités électroniques, les jeux de lumières contrastés et les costumes/robes couleurs chair que les danseuses éviscèrent.

L’incisif talent de la chorégraphe réside dans le fait que sa pièce comporte plusieurs entrées.
Une entrée critique, celle de la tendance très occidentale à la surconsommation médicamenteuse. L’épisode théâtral des tombés/relevés très inspirés des travaux de Bausch nous rappelle combien le corps peut puiser dans ses propres ressources pour s’auto-guérir tandis que les prescriptions d’antalgiques rythment notre quotidien. Une entrée artistique où le mot répond au geste où le geste s’improvise où l’improvisation prend des accents de performance et nous embarque dans un art total.
Une entrée sensorielle certainement la plus importante pour cette artiste plasticienne. Car, de personnification en mise en abîme, Macha Mélanie ausculte le vivant en plasticienne. Nous retiendrons particulièrement à ce sujet, les portés quasi-improvisés, sorte de “hauts le cœur” d’un corps qui sous nos yeux se réunifie et brille parmi les astres.
Enfin, une entrée métaphysique où Macha Mélanie nous mène à la frontière du mystique et de la cosmologie. L’univers de Macha Mélanie ne met jamais à distance,
il englobe, il pulse dans nos sangs et en l’espace de 45 minutes nous donne l’envie de danser.”

Magali Coursindel

 

 

crédit photos : Suzon Bastide, Céline Ka, Félix Mazard

Contact : ciepulsart@hotmail.fr