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(english text is just after)

GAP – Global Art Project – est un collectif international d’artistes, fondé par Carl Heyward (San Francisco – USA).

GAP organise des résidences d’artistes dans différents points du monde. En aout 2016, j’ai eu la chance de participer à GAP IV VENICE 16, et d’y être rejointe par 3 de mes danseuses de la cie Puls’Art. A la demande de Carl Heyward, nous avons ré-interprêté une performance initialement créée par Maria T. Allocco pour l’exposition collective à San Francisco honorant les 100 ans du mouvement DADA.

Le poème et le travail typographique de Maria T. Allocco ont été une grande source d’inspiration. J’ai voulu jouer avec les lettres et les mots comme Carl utilise les fragments dans son travail de transmission artistique. Déconstruire, superposer, ralentir, accélérer. Créer une danse expressive et graphique pour élaborer un langage mouvant – au-delà des mots, une poésie vivante, écrite avec des corps recto-verso.

Organic mixed Media, articulation de lieux, d’époques, de corps, de voix, de langages, de lettres, d’intonations.

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Transformer, recycler… Nous avons réutilisé des costumes initialement créés par Sophie Polune (la costumière de la cie Puls’Art) pour notre spectacle intitulé «One» qui se déroule à l’intérieur du corps humain. Ces robes étaient déjà déchirées pour avoir été beaucoup utilisées, alors, comme on déchire des magazines pour faire des collages, comme on fragmente des œuvres pour en construire d’autres, elles constituaient un matériel adéquat pour être réincarnée dans ce décors antique où passé et présent dialoguent ensemble.

A propos du temps présent, il y a eu la magie d’une connexion artistique spontanée avec Mario Catalano. Il nous a filmées au fil d’une promenade dans différents lieux à Venise, une promenade pleine de légèreté, ludique, esthétique, fantaisiste, créant avec nous une écriture automatique dansantes. Mario Catalano a le talent de la mise scène dans son travail avec beaucoup de clairvoyance, d’humour, une profondeur lumineuse. Il a aussi le talent du lâcher-prise nécessaire à l’improvisation de Danse in Situ. Ensembles, nous nous sommes laissés inspirés par le moment présent comme une ode à la vie. Nous avons partagé un grand bain fluide de créativité (peut-être parce qu’à Venise l’eau est partout autour). Nous avons laissés les lieux prendre part à la création, comme on utilise tout un nuancier. Energies, textures, couleurs, températures.

Akiko Suzuki nous a aussi filmées dans un atelier de création de costumes traditionnels de Danse (ce qui fut une situation parfaite pour son implication puisque cette atmosphère baigne son travail artistique. Amenant beaucoup de délicatesse, de féminité, une touche d’élégance, quelque chose de noble.

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Le montage de la vidéo a été conçu à la fois comme œuvre multimedia et comme décors-dansant projété sur les danseuses pour la performance à la Venice Art House.

Un travail typographique et sonore vient s’ajouter. Le langage est aussi une histoire de traduction (comme le sont les discutions collectives au sein de GAP qui réunit de nombreux artistes qui, ne parlant pas la même langue, communiquent aussi par vibrations). Flore Corrière, l’une des danseuses, à traduit le poème de Maria Allocco en italien et en français puis a enregistré sa voix que j’ai superposés à celle de Maria en anglais. Ce collage sonore multiplié, désordonné, se compose aussi de fragments de musiques électroniques aux rythmes contrastés que j’utilise dans mes cours de danse (Raime, Jlin, Alva Noto, Noël Akchoté) pour varier les intensités de mouvements.

At War with Langage fut une expérience extrêmement nourrissante, puissante, presque surnaturelle. Faire exister une œuvre de façon organique, à plusieurs, dans une urgence stimulante, existentielle.

Voici 3 vidéos issues de cette expérience :

La vidéo de Danse-Poésie (qui nous servira ensuite de décors)

 

 

La vidéo de notre Performance à VENICE ART HOUSE :

 

Et pour finir une vidéo-danse issue de notre promenade créative avec Mario Catalano :

 

 

GAP IV VENICE 16 : Brings together artists of different origins, in a place inhabited by history, a place that exalts the past and present beauties. Weaving art expression by layering looks, thoughts, wandering, wonderment’s.
 
See the facets and nuances that make each singularity unfold in space and let the vibrations intermingle. Create together, here, now, letting GAP’s magic manifestation occur, like a transcendent and rising experience.

 

AT WAR WITH LANGUAGE :
As axis of our work during the artistic residency GAP IV VENICE 2016
Global Art Project founder Carl Heyward asked me to reinterpret a performance originally created by Maria T. Allocco for the collective exhibition in San Francisco honoring the 100th anniversary of the DADA movement DADA HERE & NOW .
The poem and the typographic art work of Maria T. Allocco were a great source of inspiration. I wanted to play with letters and words as Carl uses fragments in

his artistic work and transmission. 

Deconstruct, overlay, slow down, speed up. Create expressive and graphic dance to develop a changing language – beyond words, a living poetry, written with double-sided body.
 An Organic mixed Media, like an articulation of places, eras, bodies, voices, languages, letters, intonations.
Transform, recycle … We reused costumes originally created by Sophie Polune (costume designer Company Puls’Art) for our show entitled « One » that takes place inside the human body. These dresses were torn already  having been used so much with love, then, as we tear magazines to make collages, as artworks fragments we combine them, building new art, the costumes are an adequate vehicle to be reincarnated in this ancient Venice decor where past and present have a poetic dialogue.
About this time, there was the magic of spontaneous artistic connection with Mario Catalano. He filmed us over a walk in different locations in Venice, an illuminated walk ; funny, with beauty, fantasy, creating with us a dancing automatic organic poem. Mario Catalano has the talent of the staging in his art work with great insight, humor, light depth. He also has the talent of letting go, necessary to make improvisational Dances in Situ. Together, we were left inspired by the present moment as an ode to life. As we shared a great creative fluid bath, maybe because in Venice Water is all around. We left the space to participate in the creation, as we all used a color chart. Energies, textures, colors, temperatures.
Akiko Suzuki also filmed us in a traditional costume design shop –Scatola Magica Di Lazzaro – (which is the perfect situation for her because she knows this particular atmosphere surrounding her own art Work). Bringing great delicacy, femininity, a touch of elegance, something noble. 
The editing of the video was designed both as a multimedia and as a dancing-decoration to be projected on the dancers, in live for the performance at the Venice Art House.
A typographical and sound work is added. Language is also a translation consideration (as are the collective talks within GAP that brings together many artists who do not speak the same language, also communicate through vibration). 
I asked Flore Corrière, one of my dancers, to translate the Maria Allocco poem in Italian and French then recorded hes voice and superimposed on the Maria’s in English. This multileveled sound collage, messy, sometimes chaotic, sometimes sublime, also consists of fragments of electronic music with contrasting rhythms that I use in my dance classes (Raime, Jlin, Alva Noto, Christmas Akchoté) to vary the intensity of movements.
 

At War with language was an extremely nourishing experience, powerful, almost supernatural. It creates an organic collective art work, in a  existential challenging emergency.

 
emergen / S E E .

 

 

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