Composition poétique, musicale et cinémato-chorégraphique

de Yura Yura et Macha Mélanie.

 

étape 1 : écriture du poème par Grégory Yura

étape 2 : composition musicale avec nos deux voix

étape 3 : impro-visite au Musée des Beaux-Arts de Dijon

(danse de Macha Mélanie, film de Grégory Yura)

étape 4 : montage vidéo à 4 mains et 2 cerveaux

 

…Faire reposer une nuit… puis visionner :

 

 

    Un regard, une ébauche, une trajectoire.
Un destin se place en son sein…se pliant aux ordres du hasard. Son dessein, transfigure, aux mille et uns oracles, la pigmentation du faux semblant.
Les mots s’enchaînent au souffle discontinu de la voie larvée. Et l’âme hante, en sourdine, à rebourds, un cortège qui funambule.
Un malentendu.
Un peau à peau. Tête à tête. Corps à corps. Un cache cache dos à dos.
Infans, je n’ai jamais eu de prise. Equivoque au tarif sauvage. Ca décompense, ça se déclanche. Le père à terre.
La soeur entité, délétère quand elle paresse ; bienfaisante en évidence, lorsqu’elle s’adresse, en temps et en leurres, à la vie-mère.
Crache. Croque. Mords. Sur de toi, sur rien. Azur, ce voeu prestidigitateur.
Un jour, une heure, un lieu. Un angle de vue à la croisée des ruminations.
Une compassion.
Des jeux d’adultes. Des enfants d’appartements. Un animal sans compagnie. Cynique et symphonique.
Alambiqués, les cieux non dits. J’aime à patauger entre grumeaux et fertilité.
Ainsi, j’ai fait danser les arbres avec leur ombre. J’ai fait « comme si », en marginal. J’ai têté le mystère à même le doute.
Et je retourne, pieds et mains déliés, aux fantasmes originaires.
Choc dermique. Intra-esthésique.
Un détour.
J’entends. Je crie.

 

 

    

 

 

 

     

 

 

Bonus : petit film de l’échauffement au Musée